13/8/2022
CONSEILS DE PRO

La création de vos propres schémas d'inconfort

Je voulais commencer par vous remercier pour les retours que j’ai eu, les messages d’amour suite à mon premier épisode de podcast dans lequel je me suis vraiment livrée.

Je me suis livrée comme jamais je ne l’avais fait nulle part et à personne. Il m’aura fallu 6 ans pour raconter mon histoire. Quand j’ai pris conscience de ça, je me suis pris une claque.

Parce que l’histoire de mon burn-out, je crois que je ne l’avais jamais vraiment reconnue. Comme si je l’avais en tête, mais elle n’avait jamais été intégrée puis digérée, mais plutôt masquée et oubliée.

C’est vrai que c’est pas le genre de truc que vous avez envie de crier sur tous les toits, on ne le dit jamais de gaité de cœur à quelqu’un qu’on rencontre pour la première fois ou qu’on a pas vu depuis longtemps, à la question et toi comment ça va ? On ne répond pas, « oh ben écoute, moi ça va super, je suis en plein burn out, du coup je passe mes journées à me demander quoi faire, et quand je pense au boulot, eh ben, je pleure ».

Non, c’est sûr, la question du comment ça va, tu préfères même l’éviter. Tu sais que potentiellement, tu auras les larmes aux yeux rien qu’en l’entendant.

Le cercle vicieux du burn-out

C'est un cercle vicieux.

Parce que moins tu en parles, moins ça semble réel, un peu comme si ça te donnait la possibilité que ça n’existait pas, que tu faisais un mauvais rêve et que tu allais te réveiller.

Moins tu en parles, moins les gens comprennent, les parents, les amis, les collègues, le partenaire.

Je ne dis pas de se lamenter tous les jours sur le sujet, mais juste traduire ce que tu ressens.

Moins tu en parles, moins ça te permet de vider ton sac. Soyons honnête, si tu as fais un burn-out, c’est qu’à l’intérieur de toi, tu as un paquet de choses à crier pourtant.

Et moins tu en parles, plus ça reste dans tes pensées, tu rumines et tu ne prends pas la bonne direction pour comprendre le pourquoi du comment et te libérer.

 

Alors on est d’accord, pendant que tu es en arrêt, tu es dans la confusion, tu ne sais pas quand tu vas reprendre, si tu vas reprendre, où tu en es, si tu as envie de continuer dans ton domaine d’activité ou te reconvertir…

En parler à chaud, à vif, c’est délicat.

A un professionnel, oui c’est bien.

Autour de toi, pourquoi pas, si ça te fait du bien, à condition de s’entourer de personnes qui te soutiennent, qui te tirent vers le haut. Pas des personnes qui vont te dire que tu exagères, que « tu sais, c’est partout pareil hein, les horaires, le patron, la charge de travail, etc… », pas des personnes qui vont te plomber davantage.

 

Tu as le droit de faire du tri dans ton entourage, c’est même recommandé, quelque soi l’état d’esprit dans lequel tu es.

 

En plus du sentiment de confusion, de culpabilité, de honte que tu peux ressentir, il y a aussi la solitude.

Parce que personne ne peut se mettre à ta place. Tu as l’impression d’affronter cet océan de vide toute seule.

Ta crise existentielle est un cadeau

 

Mais moi aujourd’hui, je suis passée par tout ça, et au fil des années et de mon développement personnel, j’ai gagné en sagesse et j’ai envie de te transmettre autre chose sur cette période-là.

Pour t’aider à la traverser. Pour t’aider à y voir plus clair.

 

J’ai recueilli moi-même tout un tas de témoignages de femmes qui étaient passées par cette situation. Et il y a vraiment un point commun à presque toutes les histoires : la responsabilité des conditions extérieures.

Je m’explique.

Presque toutes les personnes m’ayant parlé de leur parcours m’ont évoqué leur burn-out à cause des autres, des collègues, de la quantité de choses à faire, de bcp de responsabilités mais le droit à aucune initiative, à cause du nouveau directeur, d’un harcèlement professionnel, d’un mélange pro/perso, des mauvaises conditions de travail…

Et je l’ai fait moi aussi pendant longtemps, remettre la faute sur la situations, les autres, le monde…

 

Sauf que faire ça, c’est se dédouaner complètement de l’affaire.

C’est dire que les autres ont une telle emprise sur notre vie, qu’ils nous conduisent à un malaise et un mal être. Qu’ils sont responsables de tous nos maux/ m-a-u-x et de tous nos mots/ m-o-t-s.

C’est se positionner en victime, eux les bourreaux et dans le triangle victime – bourreau – sauveur, là il n’y a pas de sauveur.

C’est remettre sa capacité à ressentir le bonheur, le malheur entre les mains des autres, ou en tout cas, à l’extérieur de nous.

 

Et ça, c’est typique de la personne qui n’a pas compris pourquoi elle avait fait un burn-out.

Et je vous le dit, ça a été longtemps mon cas.

Comment ne pas replonger dans un burn-out ?

 

Rester dans cette configuration, c’est presque l’assurance de refaire la même chose quelques années plus tard.

Parce qu’on n’aura pas compris d’où ça partait vraiment, on ne connait pas la véritable cause, alors comment l’éviter ?

Alors au choix, vous allez changer de poste, changer de métier, changer d’établissement tout en restant dans le même groupe, changer de région, faire une reconversion.

Et puis ça va tenir… 1 an, 2 ans , ou plus peut-être. Et puis à nouveau, à un moment donné, une nouvelle crise de sens, un nouvel épuisement, de la fatigue chronique, une démotivation…

 

Ce qui manque cruellement ici, c’est le retour à soi.

Prendre la responsabilité de ce qui s’est passé, et ça, c’est la partie la plus difficile à accepter.

A concevoir d’abord, à comprendre et à accepter. Mais c’est la seule façon pour s’assurer de libérer et guérir.  

 

Prendre – sa - responsabilité.

Je sais ça pique.

On crée ce qu’on vit. Les bonnes choses comme les moins bonnes.

On crée les situations par lesquelles on passe. Je sais, c’est challengeant de l’entendre.

Et vous allez me dire, "nan mais attends, je savais pas moi en prenant ce poste que j’allais avoir un chef aussi con et qu’il allait me faire la misère."

Non bien sûr, si on réfléchit comme ça, la faute est autre part qu’en nous.

Mais c’est se couper d’une sacrée autre vérité.

 

Reprendre sa part de responsabilité

En clair quand vous vous positionnez en tant que victime, vous remettez dans les mains des autres tout ce qui vous arrive dans votre vie, alors que la réalité est tout autre. Vous pouvez décider à tout moment de changer les émotions qui surgissent car c'est uniquement d'elles que viennent les résultats visibles.

La situation sera toujours là, seulement votre réaction face à elle peut-être modifiée.

*Soit vous décidez de courber l'échine et de subir la situation en gardant le comportement de victime, soit vous prenez le temps de nettoyer en vous ces émotions négatives qui apparaissent et vous vous réalignez de l'Intérieur.

Et de cet espace de tranquillité qui apparaît vous allez voir surgir des solutions, celles que vous ne pouviez pas distinguer tellement vous étiez aux prises avec vos ressentiments et vos peurs.

Ces 2 émotions résultent de la panique intérieure et ne donnent que peu de résultats positifs, vous vous laissez embarquer par les émotions négatives, vous devenez la victime de votre réaction bien plus que des événements.

Vous ne savez plus vers qui vous tournez et vous vous dites que le remède doit pourtant se trouver chez les autres, chez ceux qui vous ont provoqué.

J'ai longtemps chantonné ces refrains et refusé de voir que j'avais en moi la possibilité de réagir différemment, trop de charges émotionnelles, trop de limites à mes capacités, trop de croyances m'empêchaient de me rendre compte que j'avais toutes les cartes à ma disposition et que j'étais la seule et unique décisionnaire de mon existence.

Nous sommes responsables à 100% de notre vie tout ce qui arrive est de notre fait.

Ce qui signifie que nous sommes les créateurs de notre existence. Le meilleur comme le plus désagréable est issu de notre attitude à entretenir un schéma comportemental. A vous de savoir si vous souhaitez créer des conditions agréables ou vous restez la victime des circonstances.

Vous disposez de ce pouvoir unique, le libre arbitre. La liberté de choisir peut vous paraître dérisoire quand vous êtes persuadé de subir les événements, seulement il s'agit bien de cela.

Soit vous décidez d'être soumise et de laisser faire, soit vous prenez le recul pour envisager d'autres solutions dans les 2 cas, vous êtes décisionnaire.

 

Le modèle de Brooke Castillo : Observez vos pensées

Pour vous aider, je vous invite à observer vos pensées :

Tout part d’une circonstance, une situation et celle-ci est neutre.

Nous y collons une pensée, positive ou négative. Et c’est bien ici que se trouve notre pouvoir.

De votre pensée, vient une émotion, confortable ou inconfortable, plaisante ou déplaisante.

S’en suit une action ou une inaction.

Et au final vous avez un résultat issu de votre pensée de départ sur une situation neutre.

 

Je vais imager par ma propre expérience :

La circonstance était : je suis directrice d’un établissement et je manage 7 personnes qui ne s’entendent pas.

Ca, c’est neutre en soi, je ne pose pas de jugement, j’expose les faits.

 

La Pensée associée qui vient automatiquement de mon mental, c’est : le groupe dans lequel je suis n’appuie pas mes décisions pour améliorer la situation.

Emotions liées : je suis anxieuse, je me demande comment je vais faire, je me dis que je ne peux pas tout gérer toute seule, que j’ai toutes les responsabilités mais sans aucun pouvoir.

L’action qui arrive, qui pourrait aussi être une inaction : je me braque, je deviens peut-être plus autoritaire, j’essaye de mettre de l’ordre tout en me disant que je n’y arriverai pas…

Le résultat est sans appel : c’est encore pire qu’avant.

 

Mais quelqu’un d’autre aurait pu vivre cette situation différemment, et moi aussi, si j’avais su à l’époque analyser mes pensées et reprogrammer mon cerveau.

Le mental cherchera toujours à vous prouver qu’il a raison.

 

Voyons une autre situation :

Situation : J’ai un poste d’assistante de direction dans une PME où nous sommes 3 personnes.

Pensées négative : ma charge de travail est bcp trop élevée pour moi toute seule et j’ai des deadlines trop courtes, c’est toujours pareil, je n’ai pas le temps de faire les choses comme j’aimerai, je ne sais pas si je vais y arriver.

 

Emotions : angoisse, confusion, je m’emmêle les pinceaux, je fais les choses comme elles viennent, je n’arrive pas à m’organiser, je suis sous le stress.

Action : je fais tout et rien à la fois ou au contraire, je manque tellement de clarté qu’il ne se passe rien, je bloque.

Résultat : je prouve à mon mental qu’effectivement, je ne peux pas tout gérer seule.

 

Sous un angle positif maintenant :

La situation est toujours la même : J’ai un poste d’assistante de direction dans une PME où nous sommes 3 personnes.

Pensées : on me confie beaucoup de tâches car ils savent que j’ai toutes les compétences pour y arriver. Parfois, c’est un peu juste en timing, mais quand c’est le cas, j’explique clairement que ça ne sera pas possible dans les temps et demande une rallonge.

Emotion : calme, confiance

Action : les missions sont gérées les unes après les autres, le travail est rendu en temps et en heure.

Résultats : J’ai un poste d’assistante de direction dans une PME où nous sommes 3 personnes. Et mon travail me convient.

 

Ce que je veux vous montrer ici, n’est pas pour vous faire culpabiliser et vous dire : c’est votre faute si ça se passe mal.

C’est de vous montrer que vous avez cette capacité à transformer, reprogrammer vos pensées.

Le mental va toujours vouloir venir mettre son grain de sel, mais je vous assure que les préparations mentales que je fais en coaching donnent d’excellents résultats. On revient à soi. Et la seule personne de qui dépendent les résultats d’une situation, c’est bien vous.

 

Il est facile d'oublier que chacun de vos gestes du quotidien, chaque parole que vous prononcez va engendrer une réaction. Pourtant, lorsque vous tourner votre robinet d’eau chaude pour prendre votre douche chaque jour et que l’eau coule, vous avez déclenché tout un processus qui part de votre robinet pour rejoindre un réseau d’assainissement.

Le simple fait de tourner ce robinet va déclencher tout un processus ou des machines et des hommes sont impliqués.

La preuve c'est que régulièrement vous recevez une facture de votre fournisseur d’eau dans votre boîte aux lettres.

Chacune de vos actions entraîne une réaction et elle vous revient à chaque fois.

 

Je vous invite donc dès à présent à observer vos schémas : circonstances, pensées, émotions, action, résultats.

 

A très vite,

Elise.

*Extrait Ho'oponopono évoluer en toute liberté, Nathalie Bodin.

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